Share
Preview
La rentrée scolaire de 1972
 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
 
LA RENTREE SCOLAIRE DE 1972 :
MAMAN EST « CONE »


Que faire quand des vendeuses de chez Brachard trouvent un enfant seul dans le magasin après la fermeture ?

« Nous avons tenté de retrouver sa maman, sans succès. Tout ce que nous savions c’est qu’une de nos vendeuses l’avait servie quelques minutes plus tôt. » affirme Jean-Marc Brachard, cinquième génération.

Pour la petite histoire

Nous sommes en août 1972 : Mathias G., un garçon de 10 ans, accompagné de sa mère, voulait essayer une plume à réservoir, accessoire indispensable à cette époque dans toutes les écoles genevoises. Sa mère très impatiente, parlait fort et se plaignait de son fainéant de fils, en prenant les vendeuses à témoin : « Il est si hésitant, si craintif, aussi borné que son père… » Alors Mathias s’installa au rayon des stylos et commença à faire quelques essais d’écriture. Derrière lui, sa mère toujours agitée, décida d’aller faire d’autres courses à la rue de la Corraterie en laissant son fils chez Brachard, le temps qu’il se décide, car il la mettait très en retard et les magasins allaient fermer.
La fin de la plume à réservoir

Dans les années 60, plusieurs milliers d'élèves genevois font leur rentrée. Une rentrée particulière, puisque pour la première fois, ils ont le droit d'écrire au stylo à bille. Une nouveauté qui va signer l'entrée officielle du stylo BIC dans les salles de classe à coups de grandes campagnes de BIC auprès des écoliers. C'était donc la fin de la toute-puissance de la plume Sergent-Major, et des gros pâtés d'encre sur le papier buvard.
Et le jeune Mathias dans tout ça ?

Mademoiselle Marcelle, « première vendeuse », très chevronnée, était un peu lasse en cette fin de semaine d’un mois d’août brûlant. Elle commença à ranger son rayon pour préparer la fermeture du magasin. S’affairant, elle oublia le jeune Mathias. Vers 18 heures 25, elle se rendit compte que le garçon était parti. Sa mère était sans doute revenue le chercher et avait renoncé à cet achat.

Mademoiselle Marcelle procéda aux rituels : Fermeture des portes, des caisses et extinction des lumières. Le magasin est fermé.

Quand elle quitta l’immeuble à 19 heures, elle se trouva devant Madame G, très inquiète, qui l’interpelle : « Où est mon fils ? »

Mademoiselle Marcelle en avait vu d’autres, elle calma la cliente : « Si Mathias n’est pas avec vous, c’est qu’il est peut-être resté dans le magasin ! Allons voir. » On rouvrit, on ralluma, on chercha, personne !

Elle eut une idée : « les nettoyeurs vont arriver et ils commencent toujours par le vestiaire, je vais aller voir. »
Mlle Spengler en 1972
Mademoiselle Marcelle Spengler, Première vendeuse. Chez Brachard de 1920 à 1975.
Maman est « cone »

Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir toute l’équipe des nettoyeurs entourant Mathias. Le chef des nettoyeurs était Monsieur W, mari de la maîtresse d’école de Mathias. Il avait trouvé le gamin dans le magasin caché derrière un rayonnage et enchanté de jouer un tour à sa mère. Tout le monde riait car Mathias montrant ses essais d’écriture, avait écrit ce texte :
Le fameux dessin de Mathias
Essai d'écriture de Mathias.
Monsieur W, ne pouvait plus se retenir de rire, il dit à Mathias : « Va vite rejoindre ta maman, mais laisse-moi ce papier que je le montre à ta maîtresse d’école, car tu as fait une faute d’orthographe, « CONNE » cela prend deux N. »

Cette histoire vous a amusé ? Partagez-la sur les réseaux sociaux.
 
Logo Brachard depuis 1839
 
 
 
 
 
 


Email Marketing by ActiveCampaign